DES NOUVELLES DES COURSES FOLLES!!!

Salut à tous!

Je suis super content et excité de vous présenter les premiers croquis du projet « courses folles » en compagnie de l’excellent Yohann dit NaCimag’INE qui me fait le plaisir d’illustrer ce texte.

Donc régalez-vous et nous attendons vos commentaires avec impatience… Vous reconnaîtrez le chat pont, le rat beau, la scie reine, les bas longs et le car thon…

A bientôt avec des nouvelles de Krousti et de notre Honoré.

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DES PETITES NOUVELLES

Comme promis je vous laisse le texte du tandem avec Stéfou. Franchement je pense que notre collaboration pourra donner quelque chose de vraiment bien.

Après Adrenaline avance sur le projet « mon jardin », c’est génial. NaCimag’INE s’est lancé dans le projet « les courses folles », c’est super aussi. Néna Scoct doit encore trouver du temps (deux parutions ça occupe, félicitations à elle!).

Le projet avec c.luloz prend forme aussi, et « Louise,Rémi et Eliott » commencent à pendre vie.

Je rappelle à tout le monde que le site officiel du Tandem jeunesse a ouvert, d’ailleurs il faut que je m’inscrive… Donc j’y vais de ce pas. Et à bientôt à tous ceux qui passent me rendre visite.

Bonne continuation à tous et n’hésitez surtout pas à me laisser vos impressions.

Bulles de rêveur.



LOUISE ET LES TROIS FILS

Louise et les trois fils

Vous le savez, on en fait des rencontres. Des bonnes et des mauvaises, mais c’est comme ça, que ça dérange ou que ça plaise. En une vie, elles se croisent les bobines. Toutes. Les rondes, les courtes, les longues, les fines. Et de fil en aiguille elles tissent des relations, elles nouent des liens. Alors parfois ça tient et d’autres fois ça casse. C’est tout un art.

Un art que maîtrise Joseph au fond de son atelier. Fort de ses 50 années d’expérience, fils et nœuds n’ont plus aucun secret pour le bon Joseph comme l’aiment à l’appeler ses clients. Il reprise, rapièce, consolide tout ce qu’on lui amène. Faisant même des miracles.

Et ça Louise le savait bien.

Du haut de ses 7 ans, Louise filait une enfance heureuse entourée de sa maman et de son papa. Là où elle habitait l’air était doux, le temps calme et l’atmosphère joyeuse. Tout était bien ficelé, bien noué, bien tissé. Les points étaient serrés, les liens étroits et les nœuds doubles. Rien ne semblait pouvoir effilocher ce si bel ouvrage.

Louise connaissait bien Joseph. Elle lui apportait tous ses habits après les fréquents accidents de la cour de récré. Mais le jour qui restera à jamais gravé dans sa mémoire était ce mercredi matin d’hiver où sa tristesse était infinie. La veille lors d’une course poursuite avec Léontine, le drame arriva. Une petite plaque de verglas et catastrophe : la chute ! Au milieu des larmes et de la douleur, Louise entamait un état des lieux de sa tenue. « Le manteau. C’est bon. La jupe. C’est bon. Le collant. Le collant, au secours, mon collant ! »Un trou énorme donnait naissance au genou de Louise, qui lui était intact, lisse comme le crane de Monsieur Vigy, le directeur de l’école.  « Mon collant préféré ! Nooooon ! » C’était le collant noir avec les cerises. Louise avait du attendre plusieurs mois avant de pouvoir s’offrir ce trésor. Des mois d’économie, sans jouet ni friandise. Alors autant vous dire qu’à cet instant précis, elle était la petite fille la plus triste de l’univers. Elle rentra à la maison l’âme en peine en faisant durer le trajet pour rentrer le plus tard possible. En arrivant, elle était tellement abattue que sa maman dut la consoler au lieu de la gronder. Elle eut ces mots : « Ce n’est pas si grave voyons. Vas-y raconte. » Alors Louise lui raconta toute l’histoire, et à la fin sa maman lui remit ce petit prospectus : ILLUS (Chez Joseph…)

Après une nuit agitée, Louise se dirigea dès la première heure vers la boutique de Joseph. Elle était la première cliente de la journée.

-          Bonjour Monsieur.

-          Bonjour ma petite, euh, ma petite comment ?

-          Louise Monsieur.

-          Appelle-moi Joseph. Tout le monde m’appelle comme ça ici. Bien normal c’est mon prénom !

Joseph avait un humour bien à lui et une joie de vivre éclatante.

-          Alors, qu’est-ce qui t’amène ma petite Louise ?

-          Mon collant Joseph. Il a un trou…au genou.

-          Voyons ça. Ah je vois, je vois, je vois…

Joseph disait tout le temps ça, comme s’il lisait dans les mailles des tissus.

-          Alors c’est grave Joseph ?

-          Pas temps que ça, pas temps que ça…

Joseph attrapa son aiguille fétiche. Regarda le chas et sourit en enfilant le fil.

Il commença son art devant les grands yeux  de Louise encore brillants de la veille. Un coup d’aiguille par ci, un coup d’aiguille par là. Un fil, un autre, encore un autre. Si bien qu’au bout d’un quart d’heure la magie opéra. Il n’y pressait plus rien. Le collant était comme neuf ! Après un court moment, Louise lui sauta au coup.

-          Tu es un magicien Joseph ! Mon magicien !

-          Son serviteur sa Majesté. Voilà votre collant. Et prenez-en bien soin.

-          Compte sur moi Joseph !

Sur ces derniers mots Louise sortit de chez le bon Joseph en sautillant de joie. Et depuis ce jour, un lien les unissait comme deux tissus raccommodés.

Aller chez Joseph était devenu une habitude. Louise restait de longs moments à le regarder coudre, à discuter et bien sûr elle lui apportait les dégâts de ses nombreuses aventures.  Plus les mois passaient et plus le lien se renforçait. Joseph et Louise le sentait bien.

-          Tu vois ces fils Louise ? Ils sont comme nous.

-          Pourquoi ?

-          Tu sais, les fils sont comme les personnes. Ils servent à relier, à réunir. Ils font des rencontres. Mais ils sont plus ou moins solides. Tu comprends ?

-          Pas vraiment Joseph…

-          Regarde celui-là. C’est du nylon. Il est joli, brillant, fin mais aussi très fragile. Celui-ci est en coton. Il est doux et confortable, et déjà plus résistant. Et celui que tu tiens est fait d’acier. C’est le plus solide de tous les fils. Il n’est pas très joli, il est froid mais avec les deux autres il devient joli, confortable et doux. Une fois ces trois fils tressés, ils donnent les liens les plus jolis et les plus résistants.

Il était donc là le secret de Joseph. Un coup de main unique et un savant mélange de fils. Louise avait été mise dans la confidence, et les deux amis tressaient au fil du temps leur amitié et leur complicité.

-          Tu es comme mon papy Joseph. Tu veux bien être mon papy ?

-          Louise, tu en as déjà des papys, non ?

-          Non. Ils ne sont plus là. Maman m’a dit qu’ils étaient parti pour toujours, mais je ne sais pas très bien où. Très loin sûrement.

Joseph leva les yeux par-dessus ses lunettes. Et d’une voix un peu émue dit :

-          Dans ce cas Louise tu as devant toi ton nouveau papy !

Ils se serrèrent fort dans les bras l’un de l’autre avant de reprendre pudiquement ce qu’ils étaient en train de faire. La vie de Louise se déroulait alors comme les fils de Joseph : sans accroc ni nœud. Mais un jour…

Comme à son habitude, Louise rendit visite à Joseph. Dès qu’elle eut poussé la porte, Joseph sentit quelque chose.

-          Bonjour Louise.

-          Bonjour papy.

-          Qu’est-ce qui t’amène aujourd’hui ma petite ?

-          Il faut que tu raccommodes ma famille.

-          Ta famille ? Comment ça ?

-          Et bien depuis quelque temps Maman est toujours en colère contre papa et parfois contre moi aussi. Papa me dit bien que ce n’est rien et que ça va passer, mais ça fait déjà un moment que ça dure. En fait depuis l’arrivée de Paul mon petit frère.

-          J’ai donc un petit fils ? Merci de me le dire ! Chouette ! Je le vois quand ?

-          Arrête papy. C’est grave. Il faut que tu répares ça.

-          Et comment veux-tu que je fasse ? Je ne sais que réparer les tissus, les habits, les sacs… Mais pas les familles, Louise.

-          Mais tu m’as dit que les fils c’est comme les personnes. Alors si tu sais le faire avec des fils tu peux le faire avec des personnes. C’est pareil.

Joseph prit Louise sur ses genoux et d’une voix douce lui dit :

-          Tu sais ça arrive parfois aux mamans après la naissance d’un bébé. Elles ne sont pas très bien et elles n’y peuvent rien…

-          Mais toi tu peux faire quelque chose, hein ?

-          Je peux seulement t’aider comme un bon grand-père. Tu te rappelles ce que je t’ai raconté sur les fils ?

-          Oui.

-          Et bien il doit y en avoir un qui a cassé. Il va falloir réparer et consolider tout ça. Il faudra être patient, délicat et attentif.

-          Tout ça…

-          Tout ça Louise. Mais je serai là avec toi comme un fil et son aiguille. Et à nous deux nous devrions pouvoir repriser les morceaux.

Joseph l’aiguille donnait la direction à suivre, et Louise le fil suivait. Les deux amis redoublaient d’ingéniosité pour renouer les liens. Louise amenait sa spontanéité et Joseph sa sagesse. Le mélange était très efficace. Louise redoublait d’efforts et d’attentions. Elle tressait les fils que lui donnait Joseph. Des bouquets de fleurs pour le nylon, des poèmes et dessins pour le coton, et d’énormes câlins pour l’acier. Si bien qu’au bout de quelques mois les choses semblaient démêlées, renouées, rapiécées et consolidées. Maman s’était remise à rire et du coup toute la maison aussi.

Chez Louise le ciel s’était à nouveau éclaircit. L’air y était redevenu doux et l’atmosphère joyeuse. La petite famille élargie, car Joseph avait été adopté par tout le monde et surtout par le petit Paul, avait repris le fil de sa vie. Louise était alors la petite fille la plus heureuse de l’univers. Elle avait, bien sûr, garder ses habitudes chez papy Joseph. Les accidents de la cour de récré n’avaient pas disparu et les conversations du fond de l’atelier non plus.

-          Tu sais papy j’ai beaucoup de chance.

-          Ah bon et pourquoi ?

-          Ben, j’ai une super famille. Et en plus c’est bien grâce à toi et à tes trois fils.

-          Tu sais ma Louise, je crois que cette fois-ci mes fils n’y sont pour rien… Car le fil le plus solide qu’il y ait sur Terre, je l’ai là juste devant moi… Et c’est toi.

Louise se blottit dans les bras de son papy chéri, et d’une petite voix lui dit : « Papy, je t’aime… »



TANDEM

Et bien voilà, c’est fait. Le tandem avec c.luloz a vu le jour. Le projet est motivant et j’espère que ce que je lui proposerai saura la séduire…



FOIRE AUX TANDEMS

Voilà la 5ème foire aux tandems a été ouverte le 27 juin dernier. J’ai pu me rapprocher de plusieurs illustrateurs et je peux à présent vous annoncer deux tandems. Le premier avec Stéfou pour le texte Louise et les trois fils (que je mettrais en ligne sous peu), je suis certain que son univers collera parfaitement à l’histoire. Le deuxième avec Shina pour sa petite famille Louise, Rémi et Eliott. J’ai déjà plusieurs idées… Enfin un troisième tandem pourrait voir le jour avec c.luloz pour une petite vivant au fil des saisons. Je suis très excité par ce probable projet car la piste naturaliste me trottait depuis longtemps dans la tête. Alors je vous laisse et au boulot!



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